Mes livres

samedi 23 mars 2019

La lune, ma mère, l'auto et moi


C’est pendant que j’observais la lune à travers la vitre de l’auto que m’est venu ce souvenir de ma mère. La lune est un symbole maternel après tout. 


Elle est née au premier jour du printemps. Elle serait presque centenaire si elle était encore avec nous. Ma mère aimait beaucoup conduire la voiture familiale et même après avoir heurté une borne-fontaine au début de son apprentissage, elle ne s’en privait pas. Mon père l’a longtemps taquinée à ce sujet d’ailleurs...
Je me rappelle encore son air courroucé quand, quelques années avant son décès, un énorme panneau publicitaire était apparu dans la ville. Il y était affiché cet impératif : « Tasse-toi mon oncle. » Elle n’était plus jeune. Cette publicité l’avait insultée personnellement.
Quand je suis venue étudier à Montréal, croyant que je partageais son désir d’avoir une auto, elle m’en avait acheté une, usagée, vert pâle. Je ne sais plus quelle marque c’était, et je pense bien que je ne l’ai jamais su. Je suis allée chercher ma bagnole et je suis revenue dans la grande ville. Je l’ai gardée deux semaines. Une auto à Montréal, très peu pour moi. Je me débrouillais très bien en autobus et en métro, j’allais partout dans la ville, sans aucun problème. Une auto m’embarrassait. Il fallait la garer dans Côte-des-Neiges, ce n’était jamais le bon côté de la rue. Pire encore, c’était peut-être l’hiver.
Contrairement à ma mère, je n’ai jamais aimé conduire. Encore maintenant c’est le cas. Peut-être à cause de mon premier souvenir d’enfance. Mais ça, c’est une autre histoire.




vendredi 4 janvier 2019

Voeux


Sous le signe de l'arc-en-ciel


Il était tard le soir quand j’ai lu ce passage de L’univers veille sur vous, de Gabrielle Bernstein. «Demandez un signe si vous n’êtes pas certain d’une décision ou si vous voulez simplement savoir si vous êtes sur le bon chemin.» L’auteure ajoute de choisir la première chose qui nous vient à l’esprit.
Je me posais justement ces questions au sujet de l’un de mes manuscrits. J’ai donc demandé un signe. La première chose qui m’est venue à l’esprit : un arc-en-ciel. Je me suis dit que j’avais peu de chance d’en voir en plein hiver et j’ai pensé changer de signe mais finalement, je l’ai conservé.
Je suis allée me coucher mais je ne me suis pas endormie immédiatement. Je me suis levée et je suis allée dans mon bureau. J’y avais fait un peu de ménage dans la journée et j’avais décidé de jeter les brouillons d’anciens manuscrits. Sur mon bureau se trouvait ceux de La chanson de Laurianne, annotés par une auteure à qui j’avais demandé un parrainage littéraire. Je me suis mise à relire ces notes, intéressantes d’ailleurs, sur les grandes feuilles 8 ½ x 14 qu’elle m’avait retournées avec ses commentaires.
Soudain, sur l’une de ces pages, souligné au stylo vert, le mot arc-en-ciel. Il était répété à deux reprises quelque pages plus loin. Je ne me souvenais même pas qu’il en était question dans ce roman qui date de 2006.
C’était le premier signe.
Entre le 23 décembre et le 3 janvier, plusieurs autres sont apparus, tous de façon inattendue. Sur ma page Facebook, une amie a fait la promotion d’un livre publié par sa maison d’édition : De l’autre côté de l’arc-en-ciel, de Annie Dumont. Une autre a mis l’image d’un arc-en-ciel au-dessus d’un pont. Une autre encore a partagé la photo d’un arc-en-ciel qu’elle a capté très tôt le matin.
J’ai trouvé dans une boîte un petit arc-en-ciel en tissu pour coudre sur un vêtement. Je n’avais pas ouvert cette boîte depuis des lustres. J’y conservais des peignes, de vieilles boucles d’oreilles et autres petits objets pour mes petites-filles.
Le même jour, au piano, dans un cahier de mélodies faciles, je suis tombée sur Over the Rainbow et je l’ai chantée. 
Un arc-en-ciel sur des emballages de jouets pour les petits. 
Une feuille de papier bleu traversée par un arc-en-ciel, tenue par un aimant sur mon classeur. Je ne la voyais plus. Je la redécouvre.
Bien sûr, je les remarque tous ces arcs-en-ciel parce que je leur ai donné un  sens et que je leur accorde beaucoup d’attention. Mais quand même, ils se multiplient autour de moi. Chose certaine, ça me fait sourire, ça me fait rire et ça m’encourage. Et ça me dit : Continue à faire ton travail. Tu es sur le bon chemin.
Et c’est ce que je vais faire. Parce que le meilleur signe, le plus bel arc-en-ciel, c’est celui-ci : partager mon travail me rend heureuse. Que ce soit une photo, une chanson, un dessin, un haïku, un texte sur mon blogue, un roman, une nouvelle, oui, créer et partager ce que je crée me remplit de joie.

Gabrielle Bernstein, L’univers veille sur vous, Éditions Le Dauphin Blanc

© Denise Nadeau
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mardi 20 novembre 2018

On se calme, on bouge, on rit!


On se calme, on bouge, on rit!

Le stress, qu’il soit provoqué par des facteurs externes ou qu’il se joue à l’intérieur de nous-mêmes, déclenche une réaction de lutte ou de fuite. Celle-ci serait nécessaire si nous étions physiquement face à un danger réel.
Cette activité se déroule dans l’amygdale, le centre de l’émotion, situé dans le cerveau. Sur son ordre, les glandes surrénales sécrètent les hormones du stress : cortisol et adrénaline. S’il n’y a pas de véritable danger, ces hormones circulent dans l’organisme sous différente formes, et risquent, entre autres, d’affecter le système immunitaire.
Mais l’amygdale peut aussi avoir d’autres effets si on lui en donne la possibilité. Par exemple, le calme et la relaxation activent sa production
-d’endorphines (antalgiques naturels qui diminuent la douleur)
-de sérotonine (antidépresseur par excellence)
-de dopamine (hormones du plaisir)
Le calme, en passant par les surrénales, favorise la diminution des hormones du stress et permet une détente physique.
Il y a d’autres manières qui permettent d’arriver à ce résultat : l’exercice, le mouvement, la méditation, ce qui donne le sentiment d’être aimé et même les larmes. Ah ! J’oubliais le rire.
Tout le monde connaît l’histoire de Norman Cousins, cet homme qui s’est guéri (avec l’aide de son médecin) d’une spondylarthrite ankylosante en regardant des films comiques et en prenant des doses massives de vitamine C. Son expérience confirme les bienfaits du rire pour diminuer la douleur. Dans le livre qu’il a écrit pour raconter son histoire, La volonté de guérir, voici ce qu’il dit :
Je découvris avec joie que 10 minutes d’un bon gros rire avaient un effet anesthésiant, calmaient mes douleurs et me donnaient au moins deux heures de sommeil.
La vie moderne apporte son lot de stress et bien sûr, dans bien des cas, les choses sont loin d’être aussi simples, mais on peut certainement améliorer son sort en intégrant dans notre vie calme, mouvement, rire et sourire, cela afin d’augmenter en nous les hormones qui soutiennent notre bien-être.
Donc, on se calme,  on bouge, on rit !
Norman Cousins, La volonté de guérir, Éditions du Seuil, 1979

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   Denise Nadeau



jeudi 18 octobre 2018

Encore merci!


À la suite d’un court texte que j’ai mis sur mon blogue le jour de l’Action de grâces et dont le thème était la gratitude évidemment, j’ai reçu ce petit mot d’un ami qui fait partie de ma liste de distribution. Avec sa permission, je le retranscris ici.

«Je me demandais quoi faire pour l'Action de Grâces; j'ai appelé quelqu'un pour lui dire que j'étais reconnaissant de l'avoir dans ma vie.
Quelle bonne sensation, surpris moi-même par l'ampleur de l'émotion. Même si c'était une boîte vocale, le retour d'appel a été plus qu'éloquent!! Robert D.»

Un geste fort inspirant et qui m’incite à en faire autant. Je pense sincèrement que nous nous inspirons les uns et les autres et ceci en est un excellent exemple. C’est comme un caillou qu’on lance dans l’eau et qui fait des ronds.
Grand merci à ceux qui m’ont envoyé un commentaire par courriel. Je chante ma gratitude sur mp3 avec cette chansonnette apprise dans mon jeune temps.

C’est un M, un E, un R, c’est un C avec un I
Rassemblez toutes ces lettres Vous y trouverez MERCI.

Merci


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lundi 8 octobre 2018

Merci!



Pas toujours facile de dire merci quand on voit tout ce qui se passe dans le monde, et plus près de nous, la souffrance des uns et des autres. Et pourtant...

Merci pour la terre qui me porte, pour l’eau, le feu, l’air que je respire. Merci pour la famille, l’amour, l’amitié, l’affection. Merci pour la coquille, le nid, la maison.
Merci pour les arbres, la beauté, la musique. À suivre...



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vendredi 5 octobre 2018

Pourquoi ne pas imaginer le meilleur?


Pas étonnant qu’il nous soit si facile d’imaginer ou de prévoir le pire. Christophe André, dans son livre Sérénité, affirme que le cerveau, « est sculpté par l’évolution pour nous aider à survivre en nous concentrant sur le négatif, (...), sur ce qui nous menace ou pourrait nous menacer un jour ». Il ne nous encourage pas, bien sûr, à entretenir cet état d’esprit puisqu’il a écrit tout un livre sur la sérénité.
Je renchéris : lors d’événements du quotidien qui posent problème ou laissent entrevoir des lendemains incertains, pourquoi ne pas imaginer le meilleur scénario, un dénouement acceptable ou même agréable, un horizon de beau temps ?

Christophe André, Sérénité, 25 histoires d’équilibre intérieur, Éditions Odile Jacob, p.24




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vendredi 10 août 2018

À l'occasion du 12 août!

C’est le 12 août après-demain, l’occasion d’acheter un livre québécois. Vous pouvez vous procurer l’un des miens (sauf le dernier) à la Librairie Carcajou, à Rosemère. 
Pour Les Flocons à la rescousse de Moche et Poche, suivez ce lien :

 https://bouquinbec.ca/boutique/les-flocons-a-la-rescousse-de-moche-et-poche.html  
  


mercredi 30 mai 2018

Un autre conte


Je vous présente mon nouveau livre, un conte pour les enfants, Les Flocons à la rescousse de Moche et Poche. J’en suis vraiment très fière. Les illustrations, en couleurs, magnifiques, ainsi que la page couverture et la quatrième de couverture, sont l’œuvre de Bénédicte Delachanal. Ce titre est le deuxième de la série Les Flocons en mission. Si certains d’entre vous souhaitent se le procurer, c’est maintenant possible. Écrivez-moi en privé ou suivez ce lien, sur le site de BouquinBec : 
https://bouquinbec.ca/boutique/les-flocons-a-la-rescousse-de-moche-et-poche.html  



vendredi 20 avril 2018

Mes livres à la Place Rosemère

Demain, le 21 avril, on soulignera à la Place Rosemère la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur. Plusieurs auteurs seront présents dans la cour centrale et vous pourrez les rencontrer et vous procurer leurs livres si vous le désirez. Je participerai à cette journée. Je n'y serai pas en chair et en os, mais mes livres seront disponibles sur place.



samedi 13 janvier 2018

Mes souhaits pour 2018!



Santé, amour, paix et tout ce que votre coeur désire!



jeudi 26 octobre 2017

Il n’y a pas de vie ordinaire

J’ai assisté la fin de semaine dernière à un conventum qui réunissait mes anciennes compagnes de classe du secondaire. À un moment donné, l’une d’entre nous a suggéré que chacune évoque en quelques minutes son parcours de vie. Une première s’est lancée et j’ai été surprise de découvrir que je ne connaissais pas cette personne même si je l’avais côtoyée pendant cinq ans. Quelques-unes se sont abstenues de parler, d’autres l’ont fait mais du bout des lèvres, en affirmant que leur vie était très ordinaire et qu’il n’y avait rien à en dire. Et pourtant, moi qui n’avais eu aucun contact avec elles au cours des années, je trouvais leur parcours remarquable, plein de surprises et même de mystère.
Que de questions j’aurais aimé poser. J’aurais voulu en savoir davantage. Ce n’est pas parce qu’une personne gravite dans l’ombre que son histoire manque d’intérêt. Nous avons tous et toutes vécu des pertes, des chagrins, des grandes joies, des bonheurs, petits et grands et ce sont ces brins de vie tissés ensemble qui leur donnent texture et couleur.
Une de mes compagnes qui habitait en face de chez moi lorsque je n’étais encore qu’une petite fille, m’a raconté qu’un beau jour elle voulait venir me montrer une poupée de porcelaine qu’elle avait reçue en cadeau ou achetée au cours d’un voyage. Elle avait traversé la rue pour se rendre chez moi avec son précieux trésor. Comble de malheur, pendant ce court trajet, elle a échappé sa poupée et celle-ci s’est cassée.
Aujourd’hui, je dirais que cette poupée cassée sur le trottoir ou dans la rue, que je n’ai jamais pu voir, s’est rendue à bon port. Mon amie d’enfance en a fait une anecdote qu’elle a pris la peine de partager avec moi. Je l’imagine cette poupée qui a traversé le temps. Elle contient une vie qui m’est inconnue, une vie qui n’a rien d’ordinaire parce qu’elle est unique. Elle tient son histoire entre ses doigts de porcelaine.

© Denise Nadeau
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