Mes livres

lundi 19 juin 2017

Un peu de typographie

Lors de la publication de mon recueil de nouvelles, Fenêtres, à titre d’éditrice, je me suis familiarisée avec la typographie et son vocabulaire. Je ne soupçonnais pas qu’il y avait autant de règles à respecter. Ainsi, avant et après chaque signe de ponctuation, on doit laisser zéro ou une espace et pas n’importe laquelle. Oui, j’ai bien dit une espace. Alors que le mot espace est masculin dans la langue courante, j’ai découvert qu’il est féminin en typographie et qu’il se décline en plusieurs versions.
Il y a l’espace sécable (normale), qui apparaît lorsqu’on appuie sur la barre d’espacement. L’espace insécable, (une espace liante, qui évite de séparer deux mots ou deux signes. L’espace fine (réduite).J’ai dû la chercher longtemps cette espace et pour cause, elle n’est pas souvent disponible dans les logiciels de traitement de texte. Cette espace est égale au quart du cadratin.
Le cadratin, parlons-en de celui-là. Je ne connaissais même pas son existence. Le tiret cadratin ou tiret long, est utilisé dans un dialogue lors d’un changement d’interlocuteur.
— Où est-il ?
— Je l’ai finalement trouvé dans la liste des symboles sur Word.
Il y a de quoi en perdre son latin et cette quête du juste espacement se révèle fastidieuse. Je préfère de beaucoup m’abonner aux effluves printaniers des lilas et des pivoines (le mot effluve est masculin, je pensais qu’il était féminin) qu’aux dédales de la typographie et de la ponctuation.
Ma mère disait : Chacun son métier et les vaches seront bien gardées. Elle avait bien raison. J’ai finalement remis tous ces détails entre les mains d’un infographiste. Je me sens beaucoup mieux maintenant.
Pour aller plus loin :
Le Ramat de la typographie, Aurel Ramat et Anne-Marie Benoit
Le français au bureau, Noëlle Guilloton et Hélène Cajolet-Laganière, Québec Amérique
Office québécois de la langue française (Publications du Québec).
Site Internet de l’Office québécois de la langue française.
Le Multidictionnaire de la langue française, Marie-Éva de Villiers, Québec Amérique.

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      Denise Nadeau

mercredi 31 mai 2017

C'est dans le mois de mai

Avec tous ces arbres en fleurs, le mois de mai est magnifique. Pour le célébrer, et avant qu’il finisse, je chante un vieux folklore français que vous connaissez sûrement. J’en ai enregistré (mp3) quelques couplets a cappella. (1 min.20)
C’est dans le mois de mai, en montant la rivière, que les filles sont belles
Et que tous les amants, en montant la rivière, y changent leur maîtresse
Mais moi, je ne changerai pas car la mienne est trop belle
Et qu’il me serait doux de dormir avec elle

J’ai découvert une version plus moderne : tous les amants chantent leur maîtresse et ils vont vivre avec elle.
video

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Denise Nadeau

vendredi 7 avril 2017

Mon petit dernier

Mon petit dernier : un recueil de quinze nouvelles: Fenêtres
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La page couverture, l’illustration et la 4e  de couverture sont l’œuvre de Bénédicte Delachanal. Le recueil est disponible sur commande à l’adresse suivante https://boutique.bouquinbec.ca/fenetres.html



jeudi 5 janvier 2017

Bonne année!

Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2017.  

J'ajoute à mes souhaits un extrait d'un opéra de Verdi (La Forza del Destino): La Vergine degli Angeli (La Vierge des Anges ou Notre-Dame des anges). La soprano, Rai Fausta Truffa, serait âgée de 85 ans. Chose certaine, elle a une voix magnifique. 3 min 35.




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     Denise Nadeau

samedi 3 décembre 2016

Hâtez-vous lentement! Hasten slowly! Festina tarde!

Hâtez-vous lentement! Je connaissais cette formule que je trouvais d’ailleurs étrange et contradictoire (avec raison puisque c’est un oxymore*), mais j’en ignorais l’origine. Tout à fait par hasard, en faisant des recherches en vue de la publication de mon recueil de nouvelles, j’ai découvert que cet adage est attribué à Boileau, dans son Art poétique, mais qu’il existait déjà dans l’Antiquité.

Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
Polissez-le sans cesse et le repolissez;
Ajoutez quelquefois et souvent effacez.*

J’avais pris contact avec Se hâter lentement, Festina Tarde en italien, dans Sous le soleil de Toscane, de Frances Mayes. C’est le titre d’un chapitre dans lequel l’auteure raconte les péripéties qui ont entouré la restauration de sa maison en Toscane. Son récit soulignait les pépins et les retards qui ont jalonné la réalisation de son projet et m’avait bien fait comprendre le sens de cette maxime.
Depuis que j’ai retrouvé ces quelques lignes de Boileau, je les répète souvent car la publication de mon recueil n’avance pas aussi vite que je le souhaiterais et comporte sa part de délais et d’imprévus. Ainsi va l’écriture! Je polis et repolis mon texte, ajoute quelques mots, en efface un grand nombre... Et ainsi va la création! Elle a son lot de surprises et sa route est loin d’être une ligne droite dépourvue d’obstacles.
Cependant, c’est là le chemin que j’ai choisi et que je suis heureuse de parcourir. L’Art poétique de monsieur Boileau arrive à point aujourd’hui. J’avais appris par cœur à une certaine époque Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement /Et les mots pour le dire arrivent aisément et .Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage mais la première ligne m’avait échappée. J’ajouterai désormais Hâtez-vous lentement et sans perdre courage...
Et ce sera ma devise tant que je n’aurai pas terminé ce travail et peut-être pour plus longtemps encore.
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Denise Nadeau

                     
       
*Nicolas Boileau, Art poétique (Chant 1)
*Frances Mayes, Sous le soleil de Toscane, Folio, p. 155
*L’oxymore est une figure de style qui consiste à unir dans un même groupe de mots dans le sens est apparemment contradictoire. (Office québécois de la langue française)


vendredi 14 octobre 2016

Mots d'enfants

Dans notre voiture, qui a 7 ans, avec petit-fils. Il est assis en arrière.
Lui : Comment on ouvre la fenêtre ?
Moi : Tourne la manivelle.
Lui : Quelle manivelle ?

Moi :Celle qui est près de la poignée.
Lui :Ah! C’est une auto de l’ancien temps.
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Fiston a deux ans et quatre mois.
Moi :
-          Regarde, il n’y a plus de feuilles dans les arbres. C’est l’hiver. Au printemps, il va y en avoir de nouvelles.
Lui :
-          Oui, c’est papa qui va mettre les feuilles.
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Devant une magnifique tapisserie de Micheline Beauchemin, (à la télévision),
Fiston s’exclame :
-          C’est du camping.
Cette gigantesque tapisserie avait vaguement la forme d’une tente. Au même moment, on entend un concerto d’Albinoni :
-          C’est de la musique à bouche, dit-il.
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Plusieurs fois, quand il est allé à la patinoire avec son père, Fiston a vu le responsable qui arrosait. Un beau jour où il fait très doux et que la glace a fondu, il dit :
-          Oh ! Le monsieur a mis beaucoup d’eau.
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Fiston premier a mis beaucoup de pâte dentifrice sur les cheveux de Fiston second et il lui a brossé les cheveux avec sa brosse à dents.
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Fiston :
-          Bonne fête des mères maman ! Tu n’as pas assez d’oreilles pour tous les Je t’aime.
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Fiston :
-          Ça me fait de la peine quand les objets sortent de la maison. Les objets et les vêtements pleurent eux aussi.
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Fiston :
-          Ce soir, c’est du poisson. Alors moi, je suis végétarien.

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mardi 2 août 2016

Premier roman

Illustration: Hélène Beauchesne
Sur le point de déménager, entre deux boîtes, j’ai retrouvé mon premier roman (ou presque): Des fleurs dans les rochers. Balbutiements dans l’écriture fictive. Encouragée par des amis, Monique Rheault entre autres, j’avais participé à un concours organisé par la section des bibliothèques scolaires de L’ACBLF. Hélène Beauchesne avait fait les illustrations, Jean Isabelle les photos. Louise Allain avait accepté de relire le manuscrit avec moi afin que je puisse le retravailler.
Jean m’avait prêté la chambrette qu’il louait sur la rue Laviolette puisqu’il allait chez ses parents pendant les vacances de Pâques. Je m’y étais retirée pendant sept jours et dans la plus complète solitude, j’avais composé ce texte, très onirique, que je n’ai jamais eu le courage de relire. Pas d’ordinateur à cette époque. J’avais écrit le premier jet à la main, je suppose, et l’avais dactylographié par la suite sur une Remington.
J’ai gagné une mention, je ne sais trop pourquoi, car il me semble bien que je ne répondais pas du tout aux critères du concours. Qu’importe ! J’étais tellement heureuse, et d’avoir mené ce projet à bon port et de recevoir cette mention. J’ai revêtu ma robe écrue, avec ses larges manches bouffantes et je suis venue à Montréal pour assister à la remise des prix. J’en ai rapporté une pile de livres dont un exemplaire de Menaud, maître-draveur.
Je retiens de cette expérience, outre la création elle-même et la joie qu’elle m’a procurée, les nombreux encouragements et le soutien de mes amis. On en a tellement besoin, du moins, moi j’en avais besoin, encore maintenant d’ailleurs. C’est ce qui fait la différence, je crois, entre tout arrêter ou continuer.

Merci mes chers amis dont plusieurs sont encore dans ma vie, même de loin. Et si j’ai oublié quelqu’un, qu’il ou elle se nomme. Je m’empresserai de remettre son nom sur la liste.
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     Denise Nadeau

samedi 25 juin 2016

La Seranata

Ma mère, décédée il y a de nombreuses années, avait une très belle voix. J’ai encore ici, chez moi, des partitions musicales qui lui appartenaient et de vieilles cassettes sur lesquelles elle s’était enregistrée.
Comme nous allons déménager sous peu, j’ai commencé à faire un tri dans tout ce que j’ai. J’ai regroupé sur un CD des pièces qu’elle chantait et affectionnait et qu’elle avait enregistrées sur des cassettes. Puis, j’ai jeté un coup d’œil sur ses partitions musicales, j’en ai plusieurs. Je me proposais de me débarrasser d’un certain nombre d’entre elles, surtout celles qui me sont inconnues. Par exemple, La Seranata, La sérénade des anges, un feuillet jauni et écorné qui ne me dit absolument rien, que je ne me rappelle pas avoir entendu dans mon enfance.
Hier, à tout hasard, j’ai cherché cette pièce sur Youtube. Je voulais l’écouter, juste pour voir. À ma grande surprise, j’ai trouvé plusieurs interprétations, certaines vocales, d’autres seulement musicales. Je ne comprends pas les paroles, elles sont en italien, mais la musique est magnifique. J’ai retenu celle-ci avec la voix de Carla Schroyen.

Les pertes ne sont pas toujours des pertes. Il y a des roses qui s’y cachent longtemps après, qui laissent des traces dans leurs sillons. Ma mère m’a légué son amour de la musique, et encore aujourd’hui, je reçois les gains de ce bel héritage.
© Denise Nadeau 
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mardi 31 mai 2016

Jeu-questionnaire

LES ANIMAUX
© Denise Nadeau      

Vrai ou faux

1.      Les éléphants sont végétariens.                                                                   ……
2.      Le roi des animaux est l’éléphant.                                                               …….
3.      Le renard aime les fruits.                                                                             …….
4.      L’espadon est le poisson-épée.                                                                    …….
5.      La tarentelle est une araignée.                                                                     ….…
6.      Les abeilles fabriquent du pain.                                                                   …….
7.      Les écureuils mangent des noix.                                                                  …….
8.      Un cheval a des dents à la naissance.                                                          …….
9.      Les gorilles mangent des fruits.                                                                   …….
10.  Le chien entend moins de son que l’homme.                                              …….
11.  Un hamster vit 4 ou 5 ans.                                                                           …….
12.  Un escargot a des pattes.                                                                             …….
13.  Le chat ne voit pas dans l’obscurité.                                                           …….
14.  L’ours brun habite une tanière.                                                                    …….
15.  Le chevreuil peut traverser un fleuve à la nage.                                          …….
16.  Le meilleur moyen de défense du lièvre est la fuite.                                   ….…
17.  Les vers de terre ont des dents.                                                                   ….…
18.  Le lapin dort dans un terrier.                                                                       ….…
19.  La fourmi peut porter des objets qui sont parfois
plus lourds qu’elle-même.                                                                            ….…
20.  La baleine est carnivore.                                                                              ….…


1=vrai 2=faux 3=vrai 4=vrai 5=faux 6=faux 7=vrai 8=faux 9=vrai 10=faux 11=vrai 12=faux 13=faux 14=vrai 15=vrai 16=vrai 17=faux 18=vrai 19=vrai 20=faux

© Denise Nadeau


Qui suis-je

1.      Je suis un rongeur. J’ai beaucoup de talent pour construire
des barrages sur de petits cours d’eau.                                                        …….
2.      Je suis l’oiseau qui, selon la légende,
apportait les nouveau-nés aux parents.                                                        …….
3.      Je saute. Je passe l’hiver au fond des étangs.                                              …….
4.      Je passe beaucoup de temps dans l’eau.
Je suis gros.
Seuls mes yeux, mes narines et mes oreilles sont visibles,
la plupart du temps.                                                                                     …….
5.      je suis un mollusque. Je contiens une perle.                                                 …….
6.      Je suis un cheval marin.                                                                               …….
7.      J’ai une carapace. Je peux vivre jusqu’à 100 ans.                                        …….
8.      J'ai toujours l’air d’être en pyjama.                                                              …….
9.      je suis un oiseau. Je symbolise la paix.                                                         …….
10.  je reste souvent immobile au soleil.
Me réchauffer au soleil m’apporte de l’énergie.                                          …….
11. J’ai un très long coup. Je suis très haut.                                                       …….
12. je pique. Mon arme est un dard.                                                                  …….

1= Un castor / 2= La cigogne / 3=Une grenouille / 4= L’hippopotame /
5= Une huître / 6= L’hippocampe / 7= Une tortue / 8= Un zèbre / 9= Une colombe
10=Un lézard / 11=Une girafe / 12=Une guêpe

© Denise Nadeau

Vrai ou faux

1. Un crocodile peut voir sous l’eau.                                                                 ….…
2. La tortue a des dents.                                                                                    ….…
3. Un rhinocéros peut aller jusqu’à 45 km à l’heure.                                         ….…
4 Un écureuil descend la tête en bas le long des troncs d’arbres.                     ….…
5 Un cheval n’a pas besoin de boire très souvent.                                             ….…
6 La température normale du cheval est 37. 5 centigrades.                               ….…
7. Les chiens n’ont pas de dents de lait.                                                            ….…
8. Un chat ne sait pas nager.                                                                              ….…
9. Un chat « se fait les griffes » pour les user.                                                   ….…
10. Tous les serpents sont sourds.                                                                      ….…
11. Les coqs ne changent jamais de plumage.                                                   ….…
12. Les écureuils ne font pas de nid.                                                                 ….…
13 les écureuils mangent des champignons.                                                      ….…
14. Une grenouille très « athlétique » peut faire des sauts de 2 m.                   ….…
15. À sa naissance, le petit de la baleine pèse 7 t.                                             ….…
16. Le lièvre ne sait pas nager.                                                                           ….…
17. Un pigeon voyageur peut aller jusqu’à 60 km à l’heure.                             ….…
18. Le chat a 245 os.                                                                                          ….…

1.Vrai / 2. Faux / 3. Vrai / 4. Vrai / 5. Faux / 6. Vrai / 7. Faux / 8. Faux / 9. Vrai / 10. Vrai /
11. Faux / 12. Faux / 13. Vrai / 14. Vrai / 15. Vrai / 16. Faux / 17. Vrai / 18. Vrai

 © Denise Nadeau

Qui suis-je ?

1.      Je suis un oiseau. J’imite le chant des autres oiseaux.                                 ….…
2.      Je suis toute petite. Je produis de la lumière.                                               ….…
3.      Je suis un oiseau. Je vole tout ce qui brille et que je peux attraper.             ….…
4.      Je suis un oiseau aquatique.
Les touristes aiment venir me visiter en Gaspésie.                                      ….…
5        Je peux sauter jusqu’à 8 m.
Je me défends grâce à mes pattes postérieures
qui sont munies de gros ongles.                                                                   ….…
6        Je ponds des oeufs. Je peux pondre 200 oeufs en moyenne par année.      ….…
7        Je suis petite.
Grâce à mes griffes et à mes dents, je peux grimper aux murs.                   ….…
8        Je suis un animal marin. Je peux rester sous l’eau 20 à 30 minutes.            ….…
9        Je suis un animal qui ne boit pas.                                                                 ….…
10    Je suis l’unique ours qui vit en Amérique du Sud.                                      ….…

1.Un moqueur / 2.Une luciole / 3.Une pie / 4.Un fou de Bassan /5.Un kangourou / 6.Une poule /
7.Une souris / 8.Un dauphin / 9.Un koala / 10.L’ours à lunettes /

© Denise Nadeau
   

jeudi 19 mai 2016

Jusqu'où peut conduire un rêve nocturne?

À Pâques, lors d’une rencontre familiale, je me suis retrouvée, à un moment donné, assise avec quatre de mes belles-sœurs. Je ne sais plus comment nous en sommes arrivées à parler de nos rêves. L’une d’entre elles m’a demandé si j’écrivais encore les miens. Oui, bien sûr, je les note depuis de nombreuses années. Cette pratique a évolué avec le temps mais elle est toujours aussi importante. Mes belles-sœurs se sont montrées intéressées par le sujet et m’ont suggéré d’en faire l’objet d’un article dans mon blogue. Voici donc l’histoire d’un tout petit rêve qui aurait fort bien pu passer inaperçu mais qui a donné des résultats tout à fait inattendus.
Rêve. Mai 2012. J’étais avec quelques personnes, je ne sais trop qui, je ne sais trop où, et l’une de ces personnes me suggérait d’écrire un haïku plutôt qu’un texte suivi. Je répondais que c’était une bonne idée et qu’elle devrait plaire aux jeunes à qui le texte en question était destiné.
Mon deuxième roman-jeunesse, La fille des pour toujours, était sorti en mars. Il y avait donc des «jeunes» dans le décor, sans compter mes enfants auxquels le rêve faisait peut-être allusion.
Malgré ces pistes et bien que le soir même et les semaines suivantes j’aie écrit quelques haïkus, je n’ai pas vraiment donné suite à ce rêve. En fait, il est resté là, en suspens, noté dans mon journal, mais sans plus, jusqu’à ce que j’ouvre ma page Facebook fin novembre. Mon rêve m’est alors revenu en mémoire. J’ai commencé à composer d’autres haïkus que je publiais sur ma page auteure et que je partageais ensuite sur ma page personnelle. J’avais espoir d’attirer des jeunes sur cette dernière page qui était consacrée essentiellement à la promotion de mon roman-jeunesse.
Ça n’a pas marché du tout. Les jeunes n’étaient pas au rendez-vous. Par contre, j’ai vraiment pris plaisir à concocter ces haïkus. Je me sentais vivante, joyeuse, en les créant et je n’avais pas envie d’arrêter. J’ai donc continué à en fabriquer.
En 2013, j’en avais une grande quantité. Je les ai rassemblés et j’en ai fait un recueil que j’ai complété avec d’autres poèmes que j’avais déjà et que j’ai retravaillés. Puis j’ai décidé de donner une forme encore plus achevée à mon projet : je publierais moi-même ces haïkus. Le processus est en marche et ce recueil, issu du rêve que j’ai fait en 2012, devrait voir le jour cet été. J’ignore s’il plaira aux jeunes mais d’ores et déjà, il me plaît beaucoup à moi. J’en suis d’ailleurs venue à penser que les jeunes de mon rêve, c’était peut-être la jeune en moi, cette partie de moi qui a plein d’idées et se lance volontiers dans de nouveaux projets sans se soucier de son âge.

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samedi 13 février 2016

Ce que j'apprécie en lui

Ce que j’apprécie en lui, je ne vous le dirai pas, je le lui dis, à lui. Au lieu de mettre l’accent sur ses déficiences, ses -, je souligne ses forces, ses + , bref les choses qui me plaisent chez lui. Non pas que je sois incapable de voir ses points faibles mais le temps d’un moment privilégié, je mets en lumière ce que j’aime de lui. Et il fait de même avec moi.
Ça change la tonalité du jour, ça modifie le climat, ça redonne du tonus et des couleurs à notre relation. Ça entretient l’amour. Après quelques années, ce qui semblait évident dans les débuts perd de son éclat, se dissimule dans les méandres du quotidien
Et ça ouvre une porte. Ce qui a commencé par un jeu hier, se poursuit aujourd’hui. Spontanément, ce matin, j’ai souligné d’autres qualités, sa bonne humeur, son efficacité, son humour, sa présence...
Et tout à coup, il me semble qu’il y a bien plus à apprécier qu’à critiquer.
Un des bienfaits de cet exercice, c’est qu’il incite celui et celle qui se sent apprécié(e) à agir davantage en utilisant ces forces, à mettre de l’avant plus souvent ces qualités qui reçoivent une marque de reconnaissance de la part de l’autre.
J’ai bien intention de répéter l’exercice avec mes enfants, mes amis, mes proches. Préparez-vous tous!



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mercredi 9 décembre 2015

Artisane

Le cuisinier qui prépare un bon plat est heureux de le faire goûter à ses invités. Ils l’apprécient ou non mais la bouffe ne reste pas dans les casseroles. Une couturière qui coud pour sa famille, ses clients ou elle-même montre continuellement son travail. Mon compagnon, qui fait des meubles, les offre au regard de nos amis. Il en est de même pour plusieurs artisans qui exposent leurs œuvres dans une galerie ou leur salon et partagent ainsi avec le monde extérieur les fruits de leur labeur.
            Je suis, moi aussi, une artisane. Une artisane de l’écriture. À petits coups de crayon, je taille mes livres petit à petit, à même la vie. À ce titre, je sculpte les mots, je les tricote, les couds, les cisèle. J’expose au Salon des Métiers d’art. Un Salon métaphorique...
            Ma dernière création: Les Flocons en mission, une histoire interactive pour de jeunes enfants. Bienvenue aux visiteurs!