Mes livres

mercredi 9 décembre 2015

Artisane

Le cuisinier qui prépare un bon plat est heureux de le faire goûter à ses invités. Ils l’apprécient ou non mais la bouffe ne reste pas dans les casseroles. Une couturière qui coud pour sa famille, ses clients ou elle-même montre continuellement son travail. Mon compagnon, qui fait des meubles, les offre au regard de nos amis. Il en est de même pour plusieurs artisans qui exposent leurs œuvres dans une galerie ou leur salon et partagent ainsi avec le monde extérieur les fruits de leur labeur.
            Je suis, moi aussi, une artisane. Une artisane de l’écriture. À petits coups de crayon, je taille mes livres petit à petit, à même la vie. À ce titre, je sculpte les mots, je les tricote, les couds, les cisèle. J’expose au Salon des Métiers d’art. Un Salon métaphorique...
            Ma dernière création: Les Flocons en mission, une histoire interactive pour de jeunes enfants. Bienvenue aux visiteurs!


jeudi 15 octobre 2015

Une histoire interactive


Oyez, oyez, oyez! Voici mon petit dernier.
Les Flocons en mission
Une histoire interactive inspirée par mes petits-enfants. Ce conte, à lire aux petits avant le dodo ou en tout autre temps, peut même servir d’initiation musicale. Après tout, les prénoms des personnages sont des notes de musique...

Les illustrations, en noir et blanc, laissent place à l’imagination et ceux qui le désirent peuvent y intégrer quelques dessins, un flocon, une fleur par exemple, et ajouter des couleurs.

vendredi 2 octobre 2015

La cohérence cardiaque

J’ai assisté récemment à une conférence au sujet de la cohérence cardiaque, donnée par le docteur David O’Hare. J’avais déjà entendu parler de cette technique par David Servan-Schreiber qui y consacre tout un chapitre dans son livre Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse.
Je n’avais jamais songé à m’y intéresser personnellement jusqu’au jour où j’ai eu entre les mains le livre du docteur O’Hare, Cohérence cardiaque 365. Dans son guide, le Dr O’Hare en simplifie la compréhension et la rend accessible à tout le monde. Sur la quatrième de couverture, il la résume ainsi : 365, c’est trois fois par jour, six respirations par minute pendant cinq minutes. Voilà qui était à ma portée et c’est ce qui m’a conduit à sa conférence.
Facile à exécuter, la cohérence cardiaque comporte de nombreux bienfaits, entre autres, la gestion du stress et des émotions, la stimulation du système immunitaire, l’amélioration du sommeil, la baisse de la tension artérielle et même la perte de quelques kilos.
Je ne suis pas en mesure d’aller très loin dans les explications scientifiques, mais j’ai compris que si le stress, par exemple, hypothèque nos ressources, il nous faut renflouer ces dernières ou diminuer nos dépenses énergétiques, cela afin de remettre notre système en équilibre et d’être en mesure de faire face aux exigences de la vie quotidienne. (Tous les détails ainsi que des précisions sur le plan scientifique se retrouvent dans le livre du Dr O’Hare.)
Le docteur O’Hare présente la cohérence cardiaque comme un simple outil, un parmi d’autres, un tournevis, prend-il soin de préciser, et on ne bâtit pas une maison avec seulement un tournevis. Cette technique n’est donc pas une panacée, elle ne fait pas de promesses et elle ne prétend pas tout guérir.
Pour ma part, j’étais vraiment contente d’en apprendre davantage sur cette méthode et ma nouvelle compréhension m’a incitée à commencer à la mettre en pratique.

Je traverse actuellement une période de deuil, j’ai donc besoin d’augmenter mes ressources. Cette conférence est tombée à point pour me proposer un outil et j’ai décidé de l’intégrer dans mon propre coffre à outils. La cohérence cardiaque ne demande aucun accessoire, est accessible à tous, en tout lieu et en tout temps. C’est gratuit. Je serais folle de m’en priver.

samedi 1 août 2015

Susan Harris nous parle de son roman.

J'ai pensé ajouter une nouvelle catégorie à mon blogue: mes invités. J'inviterai donc, à l'occasion, quelques personnes à écrire un texte et à l'ajouter sur cette page. Aujourd'hui, Susan Harris nous parle de la genèse de son roman. Bien qu'il ne soit pas traduit en français, il est toujours intéressant de voir le processus créateur d'un écrivain. 

Comment j’en suis venue à écrire ce roman – Death Lost Dominion?
Susan Adair Harris   
On me demande souvent si ce sont des circonstances dramatiques dans ma vie qui m’ont incitée à écrire ce roman, Death Lost Dominion, (disponible chez Amazon.com, imprimé et numérique). J’ignore si mon expérience peut vous être utile mais la voici.
Ce roman n’est pas le premier que j’aie créé, mais c’est le premier dans lequel je me suis donné la permission d’écrire au fil de la plume, sans aucune censure et bien loin des convenances. (Par la suite, j’ai retravaillé mon texte.)
Quand j’ai entrepris l’écriture de mon manuscrit, je me croyais à l’abri de toute influence mais lorsque j’ai plongé au plus profond de moi-même, et c’est à partir de cet espace que le roman a émergé, j’ai dû reconnaître que certains créateurs avaient laissé leurs traces en moi et m’avaient inspirée.
Mon inspiration provient de trois sources différentes. La première, Imagining Argentina, réalisé par Christopher Hampton, avec Emma Thompson et Antonio Banderas. Le film se déroule dans l’Argentine des années 70 et se concentre sur les disparitions qui camouflaient l’assassinat et la torture dont ont été victimes ceux qu’on soupçonnait de s’opposer au gouvernement militaire en place.
À cette époque, j’en étais au tout début de ma carrière d’enseignante et de mon mariage et j’avais à peine jeté un coup d’œil sur les reportages qui passaient à la télévision américaine. Lorsque mon mari et moi avons loué le DVD sur NetFlix, récemment, j’ai été stupéfaite de constater à quel point j’étais ignorante des atrocités présentées dans le film. J’ai utilisé cela comme toile de fond pour mon roman, bien que la plus grande partie de l’histoire prenne place aux États-Unis et n’ait rien à voir avec la politique argentine.
La deuxième influence majeure: la lecture de Far from the tree, d’Andrew Solomon. Ce dernier se penche sur le thème des identités horizontales, lesquelles risquent d’entraîner une rupture entre un individu et sa famille d’origine. Par exemple, si un enfant, à la naissance, est homosexuel, aveugle, sourd, autistique, ou handicapé de quelque autre manière, il est possible qu’il s’identifie à des gens qui partagent cette même réalité et délaisse sa propre famille, surtout si les autres membres ne sont pas comme lui.
Chaque chapitre dans le livre était une fenêtre sur un monde que je connaissais très peu, voire pas du tout. La personne qui m’a le plus hantée en cours d’écriture était l’une des victimes de viol (cette femme et les enfants nés de ce viol). Je connais moi-même plusieurs victimes de viol et je suis consciente des dommages à long terme que le corps et l’âme de ces femmes (ou de ces hommes ou de ces enfants) peuvent subir. Cette tragédie m’a toujours bouleversée et  profondément attristée.
La troisième influence provient de plusieurs événements importants survenus dans ma vie ainsi que des histoires personnelles qu’ont vécues des gens de mon entourage – mort, perte, stress post-traumatique, désillusion et amour inconditionnel.
C’est ainsi qu’est né un roman qui met l’accent sur la façon dont des gens ordinaires s’élèvent au-dessus des expériences traumatisantes qu’ils ont vécues, et parviennent à trouver la force et le courage de survivre. Ceux qui ont lu mon roman ont été touchés par sa puissance. Je ne pouvais demander plus.
http://personaljourneyswithgramma.com/ 



lundi 20 juillet 2015

Créer un livre: une belle aventure

Je suis en train de créer un livre. Une histoire pour mes petits-enfants, qu’ils m’ont d’ailleurs inspirée. Je parle d’aventure car c’en est une. Quand j’ai commencé à écrire mon texte, j’allais vers l’inconnu et je ne le savais pas. J’avais déjà publié moi-même un recueil de poèmes dans l’esprit du haïku, je croyais que c’était la répétition de cet exercice. Mais non. La création nous emmène vers de nouveaux chemins.
Après la rédaction et la réécriture de mon texte, je me suis aperçue que j’avais besoin d’illustrations puisque mon histoire était destinée à de très jeunes enfants. J’ai cherché quelqu’un pour les faire. Lorsque je l’ai trouvée, cette magicienne des images et des dessins, nous nous sommes rencontrées à plusieurs reprises pour discuter du projet et trouver un territoire où nous pouvions toutes les deux exprimer notre créativité et nous entendre sur le plan administratif.
Dès que cette phase sera terminée, afin de livrer un travail professionnel, je demanderai à une autre personne de réviser le manuscrit.
Je ferai aussi affaire avec un(e) réviseur(e) linguistique, pour corriger les fautes qui pourraient s’être glissées dans le texte. Même si je maîtrise bien ma langue, des coquilles peuvent échapper à ma vigilance.
L’étape suivante: la mise en page. J’aurai besoin d’un infographiste qui va préparer l’album avant de l’envoyer à l’imprimerie.
L’impression. J’ai choisi l’impression à la demande qui me permet de faire imprimer un nombre limité d’exemplaires et de refaire une ou plusieurs commandes si nécessaire. De nos jours, cette formule est possible.
La correction des épreuves, pour m’assurer que l’album, une fois imprimé, correspond parfaitement à ma vision. À ce stade cependant, il ne devrait plus y avoir de changements, les corrections ayant été faites dans les étapes précédentes.
Par la suite, ce sera la présentation du livre, un lancement peut-être, la promotion. Je n’en suis pas encore là. Et d’autres défis se présenteront sans doute en cours de route.
Ce n’est là qu’un survol du chemin à parcourir et je reviendrai peut-être, dans d’autres articles, sur certaines étapes qui mériteraient d’être approfondies; mais, d’ores et déjà, je puis vous assurer que c’est une expérience passionnante, même si je ne savais pas vraiment dans quel bateau j’embarquais. Ce voyage m’apporte beaucoup de satisfaction. C’est une aventure créative.

© Tous droits réservés
     Denise Nadeau

mercredi 20 mai 2015

Le temps des lilas!

Lilas en fleurs
provisions de beauté
parfum pour les jours sombres


© Tous droits réservés
     Denise Nadeau

mercredi 1 avril 2015

L'atelier

J’anime un atelier d’écriture. Très informel cet atelier, mais ô combien profitable et amusant. Pas besoin de vouloir devenir écrivain pour y participer. On ne vise pas la publication ici. On ne cherche pas à pondre des chefs-d’œuvre, il n’y a pas d’objectifs à poursuivre. Critiques et jugements sont reportés à une étape ultérieure du processus d’écriture et seulement pour ceux et celles qui le désirent. Ils peuvent même être reportés aux calendes grecques.
Chaque mot qui s’envole de nos plumes et de nos crayons et qu’on pose sur la page est gratuit. On a qu’à jouer avec ces marmots!
Un espace précieux que celui-ci! Lieu de connaissance, de re-connaissance, où les signes de reconnaissance se multiplient, ouvrent des pistes, afin que se déploie notre énergie créatrice. L’une en fera un dessin, un collage, l’autre l’ajoutera à ses souvenirs, un autre aura une révélation qu’il explorera dans son journal, avec un proche ou son psy. Et moi, j’y dénicherai une image pour un texte éventuel ou j’esquisserai le futur personnage d’une nouvelle ou d’un roman.
Parfois on n’en fait rien du tout de toutes ces phrases légères comme des bulles. Et c’est bien ainsi.
            Chose certaine, nos mots résonnent les uns sur les autres et créent des chemins pour nous tous, comme des points de repère dans la chambre des résonnances.
Nous sommes tous créateurs, nous avons tous un atelier à l’intérieur de nous.

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lundi 19 janvier 2015

Heureusement qu'il y a l'enfance


Heureusement qu’il y a l'enfance
qui s'obstine à renaître
à quêter sa pitance
de joies, de verbes
qui brandissent l'appétit
de jouer, rire, danser,
chanter, crier, dessiner





L’enfant de chair qui chante 20 chansons de Noël en plein mois de janvier parce qu’il ne sait pas que le temps des fêtes est terminé et qu’il y a eu du grabuge sur la planète.
L’enfant symbolique des rêves, il peut représenter entre autres le début de quelque chose, le projet, les premiers pas d’un livre, d’une sculpture, d’un tableau, ce qui ne sait rien encore des problèmes qui affligent l’humanité, des difficultés auxquelles elle est confrontée.
L’enfant intérieur et son pain quotidien, ses peurs, ses colères, ses chagrins, ses toujours et ses jamais, son enthousiasme et ses grandes déceptions.
Il faut parfois reprendre l’enfance, s’inventer un autre regard, faire peau neuve, afin de broder des esquisses de solutions ou marcher sur des pistes créatrices.
Heureusement qu’il y a l’enfance!

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